Jour 01 - Hola Santiago !

Après 20h30 de voyage (dont 6h d'escale à Dallas), on arrive à Santiago (Chili) à 10h du matin. Il fait 30 degrés et le soleil brille. Ça fait du bien ! 😁 Bon, en fait, on a un tout p'tit peu chaud quand même parce que pour alléger nos bagages, on a mis toutes nos affaires d'hivers sur nous. Doo porte deux jeans, un sous pull, deux pulls, une veste et son manteau bien chaud de Corée en plus de son sac à dos, du sac à main, du sac de jouets de Côme et de ses manteaux (piouf... 🥵). 

On reste 4 jours à Santiago et dès nos premiers pas, on adore ! Le métro est superbe, propre et accueillant (l'opposé de Los Angeles quoi), les gens ont l'air posé et sympathiques... L'ambiance nous plaît beaucoup, l'odeur de la ville, sa verdure, ses rues taguées... 

Après une petite galère de paiement à notre hôtel (attention aux futurs voyageurs, les cartes de crédit françaises ne marchent pas toujours au Chili) on s'installe dans notre superbe duplex en plein centre ville. Et oui ! On s'est dit qu'on méritait bien quelques jours de vrai comfort après 20 jours à errer aux Etats-Unis dans un van. 😁

Comme Julia n'a pas dormi dans l'avion (Vous vous souvenez ?! C'est au cas où elle doive réveiller le pilote ou un truc du genre... 😂) elle reste donc dans l'appartement pour faire une petite sieste. Pendant ce temps, Côme, Doo et Groin vont explorer un parc juste à côté de chez nous. Après avoir bien joué avec les canons du parc, on retourne à l'appart pour chercher Julia, et on part tous ensemble (avec Groin) se balader dans le centre ville. Il est très animé. Il y a des vendeurs à la sauvette un peu partout et ils vendent un peu de tout : des vêtements de brocante et jus d'orange fraîchement pressés aux poivrons dans un caddis. Il y a des artistes, des arnaqueurs (où est la dame de pique ?) et même des jeux de rue dans lesquels les gens doivent jeter des pieces sur un poster imprimé pour gagner de l'argent si leur pièce tombe au bon endroit...

Nos premières impressions sur l'ambiance générale de la ville se confirment. C'est vraiment agréable de se balader à Santiago. Il y a souvent de la musique dans les rues, les gens sont posés... La population est d'ailleurs très hétérogène : il y a des blancs, des latins, des indigènes, des noirs. On ne parvient pas à trouver le profile chilien "type". C'est la première fois depuis Kuala Lumpur que l'on voit un tel mélange. On trouve ça super cool.

En fin d'après-midi, on retourne dans le joli parc à côté de chez nous pour le monter à Julia. Il y a de très belles fontaines et un point de vue sur la ville magnifique. Comme on l'avait vu de l'avion, Santiago est entouré de montagnes arides. En fait, cette ville est un véritable oasis au milieu du désert...

Jour 02 - Let's chill au Chili 

Ce matin, le réveil est particulièrement plaisant. On est tous vraiment contents d'être ici, dans cet appartement, à Santiago. On a envie de prendre notre temps, comme les gens d'ici. On commence alors cette belle journée dans un petit marché artisanal à côté de chez nous. La météo n'a pas changé et ne changera pas de tout notre séjour : le soleil brille et il n'y a pas un seul nuage à l'horizon (et cette fois on est habillé pour l'été). Au marché, on craque pour deux mignons petits lamas qui s'installent très rapidement dans la forêt interdite d'Harry Potter avec les légos de Côme. 

On déjeune ensuite dans un parc des fruits délicieux achetés chez un vendeur de rue pour une bouchée de pain et puis on se dirige vers centre ville pour se balader dans les rues que l'on n'avait pas vues la veille. Comme pour la population, l'architecture est, elle aussi, très hétéroclite : il y a des bâtiments coloniaux, hispaniques, romantiques, industriels ou encore très modernes. On explore lentement. On regarde un peu partout. On visite un marché aux poissons dans un bâtiment jumeau du Grand Palais. On entre dans de très jolies églises (en ne comprenant pas pourquoi elles sont taguées). On passe par la grande "Plaza de Armas"... On aime vraiment cette ville !

Jour 03 - Une balade paisible 

Le dimanche, à Santiago, il n'y a pas grand chose d'ouvert alors on se dit qu'on va aller voir le cimetière pour en apprendre un peu plus sur la culture chilienne. Doo a une théorie : pour avoir une meilleure appréciation de la culture d'un pays, il faut absolument visiter un lieu de culte, un cimetière, un marché/supermarché et une école (et puis il faut prendre les transports en commun et manger la nourriture locale bien sûr). 

Sur notre chemin, on passe devant un musée d'art que l'on décide de visiter. Il est très petit mais on y trouve des œuvres que l'on n'avait jamais vues auparavant. Des tableaux imprégnés sur du plexiglas et posés à 5 cm du mur, ce qui leur donne, avec la lumière un effet de profondeur très surprenant. 

Et puis on se dirige à nouveau vers le cimetière. Il est énorme ! Tellement grand qu'on dirait une ville à lui tout seul. Et comme une ville, il est divisé en "quartiers" très distincts : le quartier pauvre, avec ses tombes HLM (du jamais vu encore une fois), le quartier "classique", le vieux cimetière aride et abandonné, le cimetière des enfants et un quartier riche avec de beaux caveaux et de grands arbres. 

Beaucoup de gens sont là et parlent avec leurs morts. Les pierres tombales des personnes les plus pauvres sont les plus colorées avec des fleurs, des moulins à vent et/ou des plaques commémoratives. Après un petit moment passé dans ce cimetière, nous finissons cette paisible journée dans de jolies petites ruelles très parisiennes (l'une d'elles se nome même la rue Paris).

Jour 04 - L'art est partout 

Aujourd'hui, on commence notre journée par visiter la magnifique bibliothèque nationale qui était fermée jusqu'alors. Le bâtiment est impressionnant mais l'intérieur nous rend perplexe. A part une petite pièce qui a gardé le charme certain des bibliothèques classiques, il n'y a pas de livres dans cette bibliothèque... En revanche, il y a une exposition très intéressante sur les premiers explorateurs et leur rencontre avec les populations autochtones.   

On part ensuite vers le quartier artistique et en chemin, on passe par deux énormes marchés. Il y a du monde partout et les prix défient toute concurrence. 2 kilos de raisins pour 1.20€. 30 oeufs pour 1€... On comprend enfin comment les gens font pour se nourrir ici. On avait jusqu'alors trouvé le coût de la vie très cher pour des gens qui doivent vivre avec 300€ par mois (le salaire minimum au Chili). Etant donné qu'on doit encore marcher beaucoup aujourd'hui, on achète juste un sachet de bonbons pour la route. Coût du sachet : 1.25€. Il nous aurait bien coûté 8€ dans un cinéma en France.

Mais les bonbons ne font pas long feu et le sachet est déjà terminé quand on arrive dans le quartier artistique. Alors on flâne dans ce quartier. Il y a des fresques et du street art partout et pour tous les goûts : des mosaïques au sol et de l'art mural qui va du plus classique au plus loufoque, du simple tag à la fresque la plus sophistiquée. 

Sur le chemin du retour, on passe dans un quartier chic et tendance juste derrière le parc que l'on aime beaucoup. Demain on prend déjà l'avion pour l'extrême sud du pays. On est triste de partir de cette ville. On a vraiment adoré Santiago et on serait bien resté quelques jours de plus pour manger un céviché dans la grande halle aux poissons ou encore flâner davantage dans les belles ruelles de Santiago... Mais bon... On continue notre aventure !!!

A Santiago, Côme :
N'a pas compris : pourquoi il n'y avait pas de livres dans la bibliothèque.
A appris : que deux immeubles pouvaient être relié par une passerelle.
A aimé : le soleil et jouer avec les canons.

Julia :
N'a pas compris : pourquoi les églises étaient taguées alors qu'ils sont hyper croyants.
A appris : qu'il faisait bon vivre à Santiago. La chaleur, la bonne musique, les bons produits frais pas chers, l'ambiance générale...
A aimé : les nombreux parcs de la ville et surtout celui à côté de la maison.

Doo :
N'a pas compris : pourquoi d'autres voyageurs disaient que ça ne valait pas le coup.
A appris : que les chiliens étaient posés.
A aimé : l'ambiance de la ville et les interactions avec les chiliens.

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