Quand on arrive devant notre bâteau, de nombreux touristes attendent d'embarquer et les porteurs s'affairent à charger les valises. On se demande comment ils font. Ils font d'inombrables aller-retours avec trois énormes sacs/valises sur une épaule. Le bâteau est amaré à même la plage donc pour embarquer, on est mouillé jusqu'aux cuisses. On va donc s'asseoir avec le short trempé au devant du bâteau. On se dit qu'avec une vue plus dégagée, on sera mieux. Mauvais choix. Devant, ça tangue énormément et Côme et Julia ne se sentent pas bien du tout. Les brochettes de poisson et le fruit du dragon que Côme avait mangé ce matin ne tiendront pas dans son ventre. Heureusement qu'on avait amené un sac plastique. Après 40 pénibles minutes, on arrive enfin sur la plage de Lembogan. On doit alors chercher un scooter pour aller à notre hôtel qui se trouve sur une autre île à 5km de là. Et en fait, c'est le scooter qui nous trouve. Un monsieur qui nous avait vu arriver sur la plage nous en emmène un et nous le loue (à la sauvette) pour trois jours (avec 3 casques, dont un charmant casque panda pour Côme).
Doo prend les deux gros sacs et va seul à l'hôtel pendant que Julia et Côme l'attendent en ville. Un aller-retour plus tard, on est tous à l'hôtel, perdu dans les collines. Sur notre chemin, on est passé devant un cimetière "assez" particulier, sur un pont étroit et bancale et devant de nombreux restaurants/bar en bord de mer. Notre chambre/bungalo est très chouette mais il n'y a qu'un seul lit et il faut payer un supplément pour qu'on puisse mettre des draps sur le canapé. Bon ben on va encore dormir tous les trois ensemble hein ?! On va p'tète attacher Côme la nuit pour éviter de prendre des coups... Bref, à peine installé, c'est le déluge. Notre hôte nous dit que la saison des pluies commence et que désormais, il va pleuvoir tout le temps... Aujourd'hui on n'ira pas trop explorer. On sortira juste sous une pluie battante la nuit pour aller manger. Notre hôtel ne sert que le petit déjeuner et cette fois-ci, Doo ne peut pas ramener la nourriture en scooter tout seul sous la pluie (Côme pensait que si par contre).
Nombre de crapaux rencontrés en chemin : à peu près 50.
Nombre de crapaux écrasés en chemin : 0.
Nombre de fois où Julia a crié "attention !" sur le scooter : à peu près 51...
Le lendemain, il ne pleut pas, il fait même beau. La chance ! On va donc explorer un peu les deux îles. On passe par des falaises et des "champs" d'algue qui sont cultivés comme nourriture mais également pour les produits cosmétiques des japonais. Les habitants de l'île ont dû se reconvertir pendant le Covid puisqu'il n'y avait plus de travail lié aux touristes. On finit sur une des plus grandes plages de l'île mais on la trouve très polluée. Des touristes sont même en train de ramasser le plastique pour remplir un énorme sac poubelle en 10 minutes. Un vieil homme vient alors nous demander si nous voulons aller faire du snorkeling avec lui. Il nous propose de faire ça sur son bâteau pour une fraction du prix des agences. On va alors d'abord manger un morceau et on part avec lui. Julia demandera à Doo s'il croit que l'assurance est comprise dans le prix. Doo sourira, "non, là je crois pas non...". Doo demande alors si c'est possible d'aller voir les raies mantas mais le monsieur dit qu'il y a pas mal de vagues et que pour Côme c'est peut-être difficile. On décide alors de laisser tomber la nage avec les raies. C'est pas grave, on ira dans un autre voyage. Et en fait, heureusement qu'on n'y est pas allé. Côme panique dans la mer en avalant un peu d'eau dans son tuba. Il s'accroche alors à Doo qui doit nager jusqu'au bâteau (déjà à une quinzaine de mètres) avec Côme paniqué sur le dos. Pas simple. Finalement, on retournera un peu nager parce qu'on a réussi à calmer Côme mais son stress revient vite. On part alors dans un autre endroit où les coraux sont plus proches de nous. Trop proches même. A peine sauté du bâteau, Doo les écrase. Mince, on est en train de détruire les coraux. On ne veut pas être ce genre de touristes. On va alors faire très attention à ne plus mettre les pieds au sol mais de toute façon, on ne va pas rester longtemps. Très vite encore, Côme est prit de panique. Surtout qu'il y a des coraux qui ressemblent à des pointes coupantes. Bon, on va laisser tomber le snorkeling... Quel dommage ! C'était vraiment magnifique...
Le lendemain matin, on dit bonjour à notre gecko du mirroir qu'on ne voit qu'à moitié et on se prépare pour une journée détente sur la plage et exploration des récifs. Mais avant ça, bien évidemment, quelques plongeons dans la piscine. Sur les récifs on s'amuse à attraper les Bernard-l'ermites. Chaque coquille en contient un. Ca nous fait rire de les mettre sur notre paume et de les voir gambader pour s'échapper. Certains essayent de nous pincer mais, tout comme leurs petites pattes, ça chatouille plus qu'autre chose. On attrape aussi quelques petits crabes mais avec plus de difficultés parce qu'ils filent comme des poussières au vent quand ils essayent de nous échapper. Et puis on découvre des espèces d'algues et de créatures que l'on ne connait pas. L'après-midi, Julia s'amuse à essayer le scooter (elle se débrouille vachement bien !) et on découvre une plage secrète. Elle est magnifique, il y a des vagues, pas de bâteaux et quasiment personnes !
Demain, on retourne à Denpasar pour une nuit (au même endroit pour notre "routine" piscine chaude et superbe restaurant). Pour le retour en bâteau cette fois, on s'assoit derrière (avec tous les autres voyageurs qui ont le mal de mer). Doo est légèrement préoccupé du festival de vomi qui se prépare... Mais au final, tout se passe bien pour tout le monde. Ouf !!! Après-demain, on part de Bali (au grand désespoir de Julia) et on fait un arrêt très court à Kuala Lumpura (au grand désespoir de Doo qui essaye en vain de convaincre Julia d'y rester quelques jours) et ensuite, direction Vietnam !
A Nusa, Côme :
N'a pas compris : comment le bâteau pouvait flotter avec cette forme.
A appris : que c'est très dur de nager en mer et qu'un mille pattes fait caca en marchant.
A aimé : voir les poissons dans l'eau.
Julia :
N'a pas compris : qu'il y ait autant de pollution en mer (elle en était catastrophée).
A appris : comment conduire un scooter.
A aimé : profiter des nombreux habitants du récif avec Côme pendant la marée basse.
Doo :
N'a pas compris : ce qu'était l'animal visqueux sur les récifs.
A appris : que les habitants de l'île mettaient des parapluis sur les tombes pour protéger leurs ancêtres de la pluie.
A aimé : sentir les petits Bernard-l'ermites gambader dans ses mains.



