Jour 01 - Après le meilleur vol pour Côme (il y a des écrans derrière chaque siège), on arrive à Kuala Lumpur à 4h30 du matin (soit 2h30 au Népal). Autant vous dire qu'on n'est pas très bien réveillé quand on passe la douane. On commence à regretter nos choix de prendre des avions de nuit. Au-delà de l'épuisement, c'est compliqué pour les transports et l'hôtel ensuite. On attend donc qu'il soit 6h30 pour prendre notre bus et en plus, celui qui devait nous amener au plus près de notre hôtel a été annulé depuis le Covid. Du coup on en prend un autre (qui nous amène à 3,5km de l'hôtel). Quand on arrive au terminal, on doit prendre un autre bus mais on apprend qu'il faut une carte de transport pour payer le trajet et bien sûr il est impossible d'acheter cette carte à l'arrêt de bus (c'est quoi cette manie de faire des cartes de transport tout le temps maintenant ? C'était beaucoup plus simple avant, quand on pouvait acheter des tickets au conducteur). On décide donc de marcher les 3,5km... Il est 8h du mat, il fait déjà 30° dehors et Doo porte Côme sur ses épaules, juste au-dessus du sac à dos (on va être bien svelte et sportif à la fin de ce tour du monde). Quand on arrive à l'hôtel, un peu exténué et très transpirant, les "charmantes" dames de la réception nous annoncent avec la plus grande amabilité que l'appartement ne sera disponible qu'à midi et qu'il faudra payer 15 ringgits (à peu près 3€) pour chaque heure avant 15h (heure du check-in). Doo essaye de négocier mais rien à faire. La personalité de ces dames est ce que Doo appelle "collabo". Des personnes qui suivent aveuglément les "règles" même si ça veut dire vendre père et mère. Elles nous donnent quand même le droit de nous installer sur un mini canapé dans le bureau d'à côté en attendant. Côme et Julia dormiront quelques heures pendant que Doo ira faire quelques courses (on avait prévu de faire des crêpes puisqu'on a une cuisine dans l'appartement).

A midi, Doo retourne voir les dames et leur dit qu'on va prendre l'appart malgré le surplus. Et là, jackpot ! Vous savez à quel point 15 et 50 sont phonétiquement proches en anglais (surtout quand l'accent est approximatif) ? Et bien ces dames (dont l'anglais n'est pas le meilleur) avait mal prononcé 50 et Doo réalise que ce n'est pas 15 (fifteen) ringgits qu'elles demandent par heure mais 50 (fifty), soit 11€. Et là ça change tout !!! Donc en gros, pour 3h de check-in avant l'heure ça coûterait autant qu'une nuit complète. Doo commence sérieusement à s'agacer et essaye de faire comprendre à ces "charmantes" dames à quel point cette règle est stupide et à quel point il est cruel de faire dormir un enfant de 5 ans des heures sur un canapé. Mais les collabos campent sur leurs positions et Côme a vraiment envie d'aller aux toilettes. Doo lui dit alors de se soulager dans le bureau des sorcières. Un petit peu de nettoyage leur ferait le plus grand bien à l'âme... Blague à part, on décide d'aller se promener en attendant l'heure et d'aller manger un peu (ça sera notre premier McDo depuis l'aéroport d'Istanbul). Sur le chemin du retour, on découvre un centre culturel très proche de l'hôtel. Il y a des boutiques d'art, des galleries d'art, une exposition temporaire, un magasin de livres et une bibliothèque jeunesse dans laquelle on peut se reposer et lire les livres. On reste donc un petit moment là-bas et quand on décide de retourner à l'hôtel, il est déjà 15h30 (Doo hésite à leur demander 25 ringgit pour la demie-heure en moins).

Les sorcières nous donnent alors enfin les clés de notre appartement. Dans l'ascenceur on découvre alors les règles très strictes qui étaient d'usage pendant le Covid. Ici il y a encore beaucoup de gens qui portent le masque. Mais nous, on a qu'une seule idée en tête (enfin surtout Côme) : aller à la piscine. Donc on y va direct. Et là, vous savez quoi ? Dès qu'on arrive à cette piscine gigantesque, il se met à pleuvoir... C'est pas très grave vous nous direz n'est-ce pas ? Et bien allez dire ça à l'agent de sécurité qui nous interdit de nous baigner parce que c'est "dangereux"... Doo commence sérieusement à détester Kuala. Et c'est quand même dingue parce qu'on adore Kuala Lumpur. On y est venu il y a quelques années et on était tombé amoureux de cette ville. Il y a des buildings modernes mais aussi beaucoup de verdure, des bâtiments anciens. C'est propre, l'atmosphère est reposante et la ville est multi-culturelle.
Donc pour nous remettre de toutes ces déconvenues, on se fait notre party crêpes ! Et ça fait du bien !!! Ca faisait des semaines qu'on l'attendait. Après, on décide d'aller se balader vers les tours Petronas (les célèbres tours jumelles de Kuala) pour voir le spectacle des fontaines. Il est minuit quand on retourne à l'appartement. On est épuisé mais content d'avoir fait cette balade (et mangé un yahourt glacé). Kuala Lumpur est une ville vraiment animée la nuit. Julia et Doo vont directement se coucher mais Côme est tellement excité par cette soirée qu'il décide de dessiner les tours (l'inspiration n'a pas d'heure pour les artistes).

Jour 02 - Après une bonne nuit de sommeil et un bon brunch (crêpes et fruits), on décide d'aller aux grottes de Battu à 10km de la ville. Ce temple/grotte est impressionant. La grotte est en haut d'une colline, il y a des centaines de marches colorées pour y arriver, une statue gigantesque et des singes qui profitent des offrandes des touristes. Et ici, pas de singes racketeurs ! Enfin, Doo s'est quand même fait grimper dessus par un singe qui lui a "gentillement quémandé" un bout de crêpe... Mais on a vraiment l'impression que ces singes sont polis et doux. Après la grotte, on choppe un autre taxi (enfin c'est lui qui nous choppe). Et encore une fois, le chauffeur est un vieux monsieur qui semble être la personne la plus heureuse et la plus sympathique de la planète. Quand on accepte de monter avec lui, il nous dit avec un sourire d'attendre deux secondes et il va chercher sa chaise sur laquelle il attend pour la mettre de côté (comme ça personne ne lui pique). Ce chauffeur est en fait un ingénieur naval à la retraite qui fait ça pour le plaisir et Doo apprécie énormément sa conversation avec lui. Pendant ce temps, Côme et Julia inventent un jeu de marchand pour que Côme s'entraîne à compter et dépenser son argent judicieusement en achetant des objets incroyables (comme des ressorts qui vous font sauter jusqu'aux nuages ou une canne à pêche magique qui attrape tout le temps du poisson).

Quand on arrive aux tours Petronas, Côme et Julia mangent du maïs grillé succulent et on retourne au spectacle des fontaines. On prend notre temps dans les rues animées de Kuala Lumpur. Malheureusement, on met trop de temps à se décider pour manger et on finit encore une fois au McDo... Demain on part déjà pour Bali. On savait qu'on ne resterait pas longtemps à Kuala Lumpur mais Doo est vraiment triste de partir si vite en sachant que la prochaine fois qu'on reviendra dans cette ville, ça sera encore plus court (une nuit seulement). On décide de passer nos dernières heures dans le centre culturel à lire des livres à Côme. A l'aéroport on trouve un nouvel ami et on décide de l'amener avec nous dans nos aventures. Il s'appelle Dino (ou Rex) et il est très content d'avoir rejoint notre famille et de venir avec nous...

A Kuala Lumpur, Côme :
N'a pas compris : pourquoi les sorcières étaient si méchantes.
A appris : que les singes étaient gentils dans cette ville.
A adoré : les tours Petronas.

Julia :
N'a pas compris : comment les gens pouvaient manger du durian (un fruit qui sans encore plus mauvais que notre pire fromage).
A appris : que la sauce à la noix de coco était excellente avec du maïs grillé.
A adoré : le centre culturel et la bibliothèque pour enfants.

Doo :
N'a pas compris : comment certaines personnes pouvaient être aussi bêtes.
A appris : que Kuala n'était pas faite pour les piétons (des fois les trottoirs s'arrêtent "sans prévenir" et ensuite c'est juste une grosse route...).
A adoré : être de retour à Kuala Lumpur.

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