Avant d'arriver sur les terres népalaises on doit partager avec vous ce vol de la compagnie Himalaya Airline. Sans parler des 2h30 de retard, on se retrouve dans un A320 des années 90. Julia (qui a un peu peur de l'avion) fait déjà la tête alors qu'elle scrute les moindres détails de l'avion : sièges à l'ancienne, peinture extérieure qui s'effrite, joints des portes craquelés (Doo se retient de lui dire que les réacteurs ne sont, eux non plus, plus très jeunes). Dans l'avion, il n'y a que des népalais, ça parle dans tous les sens et il y a toujours des gens debout quand l'avion prend place sur la piste. On est déjà dans l'ambiance ! Comme c'est souvent le cas dans l'avion (allez savoir pourquoi) on se retrouve dans la rangée juste devant l'issue de secours. Et là, Julia constate que le monsieur qui se fait expliquer les consignes à tenir en cas d'urgence pour ouvrir la porte est complètement perdu. Il étudie alors pendant 10 bonnes minutes le fascicule de sécurité et demande finalement à son pote de changer de place. Nos vies sont peut-être entre les mains de ces deux messieurs (soupir)... Finalement, le vol se passe bien (pas trop mal pour Julia). On n'a juste pas compris pourquoi on nous sert du riz hyper épicé avant de dormir à 4h30 du mat.
En sortant de l'aéroport, un vieux monsieur nous propose de nous amener en taxi à notre hôtel. Il a une bonne tête alors on accepte. C'est un taxi typique d'ici, une petite voiture des années 90. Doo a l'impression de se retrouver dans sa vieille titinne et Julia regrette simplement de n'avoir pas vu qu'il n'y avait pas de ceintures de sécurité avant de monter. La conduite ici c'est un peu comme en Inde. Volant à droite, tout le monde roule au milieu jusqu'à ce qu'il y ait quelqu'un en face et là les règles de priorité sont un peu obscures pour des occidentaux non-initiés comme nous. Mais ça fonctionne bien. Côme adore ce petit rallye, Doo trouve notre chauffeur très efficace et Julia... ouvre les yeux de temps en temps...
20 minutes plus tard, on arrive à notre hôtel, enfin le lieu où l'on va "dormir" pendant les 3 prochaines nuits, enfin le lieu qu'on va squatter la nuit parce qu'on n'arrivera pas à y dormir beaucoup. L'hôtel est en plein centre ville et la nuit, à partir de 1h du mat, c'est le boxon (karaoké, concerts...). Les fenêtres de notre chambre sont si fines qu'on se croirait sur scène. Et à partir de 6h du mat (alors que la musique s'est arrêtée seulement depuis 1h), les coups de marteaux commencent (un bâtiment se fait construire juste à côté de chez nous) et les gros raclements de gorge des ouvriers viennent remplacer le chant des oiseaux (encore une fois, on est aux premières loges, Julia est ravie...). Et puis les moustiques... Il doit y en avoir 25 chaque nuit qui attendent patiemment que l'on ferme un oeil. Et comme notre chambre est bien crasseuse avec un papier peint sombre, ils peuvent se cacher sans problèmes... Le confort de Dubaï est déjà si loin (petite larme).
Après une petite sieste, on part explorer la ville. Bon, on va pas vous cacher que cette journée ne s'est pas passée dans la bonne humeur et la joie en famille. Et oui ! On est tous fatigués, on a faim et Côme nous le fait sentir. Ca fait parti du voyage. On se balade quand même un peu dans les rues de Katmandou. Julia et Doo adorent les premières sensations que l'on ressent lorsque l'on découvre un nouveau pays. La ville est pleine de vie, de tuk-tuks, de pollution, de boutiques souvenirs et de treks, de sourires, d'enfants habillés en uniforme. Après une bonne soupe de pâtes et surtout trois bananes pour Côme, nous suivons un jeune homme qui souhaite nous montrer sa boutique d'art. La boutique est magnifique. Un artiste est en train de peindre les détails d'un tableau gigantesque. De nombreuses peintures nous impressionnent. Et alors même qu'on lui explique que nous ne pouvont rien acheter, il prend le temps avec ses collègues de nous expliquer les significations de ses différentes oeuvres. Côme regarde les peintures avec une grande attention et beaucoup d'entrain et il nous demande de leur montrer ses peintures à lui sur nos téléphones. Les messieurs le félicite et lui disent qu'il sera le bienvenu pour travailler avec eux quand il sera plus grand.
Aujourd'hui, Côme :
N'a pas compris : pourquoi les enfants portent un uniforme pour aller à l'école.
A appris : l'art népalais en regardant des gens peindre des motifs très fins.
A aimé : découvrir les billets du Népal avec les différents animaux dessus.
Julia :
N'a pas compris : le code de la route népalais.
A appris : que la nourriture népalaise se situait entre la nourriture asiatique et indienne.
A aimé : dire bonjour en népalais : "Namasté".
Doo :
N'a pas compris : quelle prise il fallait utiliser au Népal.
A appris : à dire merci en népalais : "Tanié bat".
A aimé : la course en taxi et la découverte de Katmandou.



Waouh j’imagine parfaitement le voyage jusqu’au Népal et le contraste avec Dubaï… Hâte de lire la suite….
Oh oui comme tu dis, sacré contraste!!! 😉😉